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Montélimar : différents articles

Auteurs variés

Ed. A.U.E.D-Valence, Études Drômoises, revue trimestrielle  Articles pris dans plusieurs numéros                       
 

Sur le thème de Montélimar, plusieurs articles de différents numéros sont regroupés ici .
Pour chacun, vous trouverez les références qui vous permettront de retrouver l'article en question dans
la collection d
'Études Drômoises.

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Carte postale Lang fils aîné, coll. Marc Durand
Vie quotidienne à Montélimar : autour du puits    Par C. et M. Seyve

Pendant les premières décennies du XIXe siècle, quelques puits anciens, appartenant à la commune ou à des particuliers, alimentent - non sans problèmes - l'ensemble des quartiers de la ville, les boulangeries et les ateliers des artisans, les riches demeures comme les bâtisses où s'entassent les familles pauvres. La descente et la remontée du seau font partie du quotidien. Tâches incontournables, elles occasionnent de multiples rencontres ; elles exigent également des manifestations de solidarité.Tout le monde doit pouvoir s' abreuver ; tout le monde doit se prémunir contre la menace d' incendie...
À l'approche de 1850, nombre de puits médiévaux se dotent toutefois de "nouvelles pompes"; l'approvisionnement journalier gagne en commodité, sans que la fonction même du puits ne soit vraiment modifiée. Pendant ce temps, dans les cartons de l'Hôtel de ville, mûrissent lentement les projets d'une véritable adduction d'eau moderne et d'une fontaine monumentale.


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Le château des Adhémar    Par H.-F. Orband

C’est un ensemble complexe de fortifications, avec un palais seigneurial aux dimensions et au décor uniques dans la France du Sud Est.
La datation des différentes parties de cet ensemble préoccupe depuis longtemps archéologues et historiens. En croisant différents indices (historiques, archéologiques, monumentaux), en relisant les chartes médiévales, en observant les limousinages (origine, qualité et assemblage des pierres utilisées), cet article est une contribution à la connaissance de l’architecture civile et militaire de la moyenne vallée du Rhône. L’article distingue les diverses campagnes de construction : celles des Adhémar aux XIIe et XIIIe siècles ; celles ordonnées par les Papes aux XIVe et XVe siècles).
L’article est complété par 2 plans, 1 photo et une bibliographie.


On pourra consulter, sur le même sujet, l’ouvrage de Jean-Noël Couriol, 100 sorties pédagogiques dans la Drôme, Regards sur le Patrimoine du Département, 1998, pages 112 et 113.

 

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"Une cheminée de vingt huit mètres de hauteur"

Du nouveau dans l'éclairage public    Par C. et M. Seyve

 

 


La vie quotidienne de la petite ville de province connaît à ce moment-là, de 1825 à 1845, la naissance d'un besoin collectif, avec la tentative d'éclairer tant bien que mal quelques rues au moyen de réverbères à huile. Puis, en quelques années seulement, de 1846 à 1851, les gens s'en mêlent, pétitionnent et, la technique aidant, obtiennent l'installation de l'éclairage au gaz, efficace et brillant. Il semble que ce soit là davantage la réponse à une aspiration profonde qu'à celle d'un caprice.

 

 

 

 

 

 

 

           Ci-contre, l'ancienne usine à gaz de Montélimar, dont le devis
fut déposé à Lyon le 10 mai 1845.              .



 

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                                                                    Les Planel, musiciens montiliens de 1902 à nos jours    Par D. Quet

La Montilienne, musique d'Alphonse PLANEL (archives de l'association).

Trois générations de Montiliens
ont consacré leur vie à la composition, l'interpretation
et l'enseignement de la musique.

 


Alphonse PLANEL (Allex, 1869 - Montélimar, 1947)
    Compositeur, Chef de la Lyre Montilienne (de 1902 à 1947),
    Créateur de l'Ecole de Musique de Montélimar (en 1904).
    Editeur d'oeuvres pour harmonies.

Jean PLANEL (Montélimar, 1903 - 1986)
    Chanteur, compositeur et professeur de chant. Soliste des grands concerts parisiens
    (Lamoureux, Colonne, Pasdeloup), il a enregistré plus d'une centaine de disques.
    Grand Prix du disque en 1933 et en 1941.
    Fondateur, avec son frère Robert, de la Maîtrise de Radio-France en 1945.

Robert PLANEL (Montélimar, 1908 - Paris, 1994)
    Compositeur et pédagogue. Grand Prix de Rome de Composition.
    Inspecteur général de l'éducation musicale de la Ville de Paris.

CD édités

Hélène PLANEL, (fille de Jean - Paris, 1936)
    Professeur d'éducation musicale et initiatrice (en 1975) de l'informatique
    au Lycée Alain Borne à Montélimar.
    En 1986, elle a fondé THELEME CONTEMPORAIN,
    association pour la création et la diffusion de la musique contemporaine.

L'association Jean PLANEL
    assure la préservation et la distribution des enregistrements, des partitions et des
    livres de l'artiste, en particulier son livre «L'Ecole du Chant et le Chant pratique».

 

    Elle a déjà édité deux compact-disques :
    «Succès des années 30»   et   «Hommage au Compositeur Jean PLANEL».

    Disponibles auprès de l'Association Jean PLANEL
    Le Jabron 2E,   9 rue Général Pau   26200 MONTELIMAR

 
La Montilienne, musique d'Alphonse PLANEL (archives de l'association).
.
Compact-Disques de Robert PLANEL édités.
Hommage à Robert PLANEL
Musique de chambre
 
 
 

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Le Fust et ses fusteries    Par J. Delatour

Montélimar héberge une des plus grandes compagnies de marionnettes de France : le Fust.
Sa directrice, Emilie Valantin a dans son enfance lyonnaise fréquenté le théâtre Guignol du quai Saint-Antoine et travaillé dans l'atelier de l'artisan qui fabriquait les marionnettes.
Emilie Valantin a débuté comme professeur d'Espagnol en Afrique. A son retour en métropole, en 1973, le Rectorat de Lyon, refusant de la titulariser, elle signe sa démission et s'inscrit à un stage de marionnettes de Jeunesse et Sports. Son mari est nommé directeur de la clinique de Montélimar. Elle le suit et se lance dans l'aventure en créant la compagnie de théâtre du petit Fust :"Je n'avais aucune référence, aucune relation, aucune filiation artistique " Pourtant le directeur du centre culturel communal accepte de présenter son premier spectacle qui n'est pas destiné aux enfants. Enseignants, partis politiques, syndicats, associations lui assurent ses premiers succès. En 1978, elle reçoit le Guignol d'Or et commence des tournées à l'étranger qui l'emmèneront dans le monde entier. En 84, le Fust est au festival "off" d'Avignon. L'année suivante, au festival "in". Le Monde, le Figaro, Libération célèbrent le talent d'une troupe considérée désormais comme "incontournable". Parmi ses derniers spectacles un Cid avec des marionnettes de glace. "J'ai peu d'argent" dit Emilie, "mais je n'entends pas me renier. Je tiens à mon devoir d'impertinence".
L'article illustré de nombreuses reproductions de marionnettes retrace en détail la carrière du Fust et est complété d'une interview d'Emilie Valantin par Jean-François Robert qui se demande pourquoi une troupe acclamée dans le monde demeure boudée par sa ville d'implantation.

 

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Tout n'était pas noir à Montélimar
(1940 - 1942)
  
 
Par Y. Thomas  et  M.-M. Arhend

 

Un Israélien, ancien élève de l’École Primaire Supérieure de Montélimar, nous raconte ses souvenirs d’élève et d’un camp d’internés à Montélimar, où les contrôles n’étaient pas trop sévères ; il garde un souvenir très ému de ses professeurs d’alors.

L’article est enrichi de 4 illustrations.

 

 

   Les bâtiments de l'école primaire supérieure de Montélimar.
    (carte postalecommuniquée par Patrick Morand)

 

 




 

C'est du nougat !    Par M.-C. Jarrias

 

L’auteur ose de hardis rapprochements entre le nougat liquide et le langage fluide de certains auteurs et nous parle de la façon dont Frédéric Dard a fait vivre le mot « nougat » dans sa série des San Antonio, de l’usage du mot « nougat » en littérature. C’est l’occasion de parler de la révolution apportée par le « nougat liquide » dans la pâtisserie. « La spécialité montilienne, en passant de dure et molle à liquide, a désormais doté les hommes de goût en général, et plus particulièrement les hommes de plume, d’un outil performant qui permet d’appréhender un peu plus, un peu mieux, la consistance du réel, son mutisme, et son mystère : la poésie du monde. »

En complément 2 références :
- le dictionnaire de San Antonio
- le nougat de Montélimar, roman de Jean Durand

 

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Stop ! ... ici nougat !    Par M.-C. Jarrias

7 photos commentées présentent « les escales du nougat » le long de la RN7, dans les années 60, qui ont laissé des traces dans le paysage urbain, l’installation de magasins de vente au bord de l’autoroute A7 ouverte en 1969 qui porta un coup très rude au commerce du nougat. Souvenons-nous aussi du temps des trains-vapeur et des arrêts-buffets où Alphonsine poussait son chariot à roulettes sur les quais de la   gare,  en    lançant   d’une   voix     chantante
« Nougat de Montélimar » !...

 

 

                             Maintenant reconvertie, une ancienne station-service
                                     qui vendait autrefois du nougat

 


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À propos de la plaine de Montélimar    Par M. Wullschleger

La plaine de Montélimar juxtapose deux ensembles situés de part et d'autre de la ville : à l'ouest, la plaine alluviale du Rhône, à l'est, un peu plus haute, la Valdaine, large golfe d'étendues planes.
La sédimentation et la tectonique secondaires et tertiaires permettent de distinguer plusieurs secteurs géographiques et les terrasses fluviatiles représentent généreusement le quaternaire.
La végétation révèle une tonalité méditerranéenne.
Les hommes se répartissent entre trois milieux de vie bien différents : la plaine du Rhône fortement urbanisée, la Valdaine rurale et agricole, le beau cadre collinaire et montagneux, faiblement peuplé et peu actif (1 carte).

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Un platane d'orient à Montélimar    Par É. Boissier

Au quartier des Alexis, près de la confluence du Jabron et du Roubion. C’est un témoin de l’ancien espace rural, près d’un grand saule, d’une ancienne auberge-relais de chevaux et d’un ancien moulin.
Le platane d’Orient, introduit en France au XVIe siècle, devient courant au XVIIIe siècle comme arbre de parc et d’alignement ; il est ensuite supplanté par le platane « commun », issu d’un croisement entre le platane d’Orient et le platane « occidental » venu d’Amérique du Nord.
Le spécimen décrit (3.60 m de circonférence) avait été planté vers 1850, et peut-être même vers 1830.
« Cet exemple nous rappelle que, dans les temps antiques, les platanes ombrageaient les auberges grecques et romaines, et que cette pratique est encore largement répandue dans le midi. »

12 illustrations : 1 photo du platane des Alexis et 1 photo du saule voisin ; 1 photo de l’ancienne auberge des Alexis et 1 photo du portail de l’ancienne écurie du relais ; 1 plan de l’ancienne auberge avant les réaménagements du bâtiment en 1882 ; 2 plans du quartier des Alexis (1853-1882) ; 2 illustrations sur les feuilles de platane ; 1 photo du tronc du platane de Montélimar ; 1 photo de feuille de platane du parc Monceau (Paris)

L’article est complété par 11 notes.

 

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Au relais de l'Empereur  (Des Montiliens qui ont tutoyé l'Histoire)
Par J. Delatour

Le Relais de l'Empereur à Montélimar occupe un emplacement stratégique au croisement des routes Nord-Sud et Est-Ouest. Le relais de poste de la mère Chabaud a eu l'occasion d'accueillir quatre fois Bonaparte-Napoléon, en 1793, 95, 99 et 1814 alors qu'il partait en exil pour l'île d'Elbe.
Le 25 juillet 1940, Marx Dormoy, ex-ministre socialiste de Léon Blum, assigné à résidence, y est assassiné par le Comité secret d'action révolutionnaire, organisation secrète d'extrême droite.
Les propriétaires actuels de l'hôtel, M. et Mme Latry ont eux-mêmes eu plusieurs fois l'occasion de tutoyer l'histoire. Roger Latry est le fils de Francis Latry, chef cuisinier de l'hôtel Savoy de Londres. Il a fait ses études bilingues au lycée français de Londres puis à l'Ecole hôtelière de Lausanne. Stagiaire dans un hôtel d'Heidelberg à la veille de la guerre, il côtoie par deux fois Hitler et s'alarme de la mentalité revancharde du peuple allemand. Mobilisé comme interprète, il rencontre le roi George VI et Lord Mountbatten. Il réussit à s'échapper grâce à sa connaissance de l'anglais de la poche de Dunkerque sur un bateau britannique, revient en France comme agent anglais, travaille pour la Résistance à Autun avec une jeune postière, Antoinette Dubois, dite Kiki. Les deux jeunes sont arrêtés par la Gestapo, déportés mais parviennent à en réchapper. Roger Latry devait être pendu le 17 avril 1945 ; son camp de Bergen Belsen est libéré le 15. De retour à Londres, Roger et Kiki rencontrent Dwight Eisenhower au Savoy, puis s'installent en France à Valence, enfin à Montélimar au Relais de l'Empereur.

 


L'hôtel de la poste, dans les années 30.
Le Relais de l'Empereur a conservé, en la modernisant,
la disposition générale de la façade.

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Une mélancolie un peu hautaine...

Alain Borne, poète de Montélimar 
Par M. Bonnefoy

 

 

 

La famille d’Alain Borne, installée d’abord en Ardèche, se fixa à Montélimar en 1922. Avocat à Montélimar, il commence à écrire ses premiers vers en 1935. En 1940, avec Pierre Seghers, il fonde « Poésie 40 », mouvement poétique de la Résistance. Il participa activement à l’animation de la vie locale (conférences, expositions) et fut un des fondateurs de l’Académie Drômoise des Lettres, Sciences et Arts.
Son inspiration fut marquée « par l’amour de la vie et l’horreur de la mort ». Il chercha à concilier les contradictions à travers l’art et la poésie.
Il fut très intéressé par les choses de l’Art, en particulier par le Palais Idéal du Facteur Cheval à Hauterives.
Le domaine d’Alain Borne est surtout la poésie qui permet de chanter « l’homme passager qui va du noir au noir à travers la lumière ». Une de ses phrases de conférencier résume les trois thèmes majeurs de son oeuvre : « l’amour, la vie, la mort, rien en dehors de tout cela ». Ajoutons-y aussi la nature toujours présente et les moments merveilleux de l’enfance.
Au total une oeuvre subtile et riche qui mérite d’être connue.
L’article est accompagné d’une bibliographie et de 13 illustrations.

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Quand la poésie chante le nougat 
Par D. Courbon

 

 

 

 

 

 

 

 

« Dites-le avec des fleurs... ». Poésie et gourmandise font bon ménage. Danièle Courbon nous a adressé un poème en provençal (et sa traduction) de Rodolphe Bringer (journaliste et écrivain 1869-1943). Elle a découvert aussi pour notre plus grand plaisir un poème d’un enfant devenu Inspecteur Général de l’Enseignement Primaire (Pierre Ménauteau) pour qui « vivre sous l’étendard... du nougat à Montélimar... c’était le paradis ! »
12 illustrations (affiches anciennes ou nouvelles d’entreprises nougatières)

 

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