Sur le thème des artistes ayant vécu
ou vivant dans la Drôme, plusieurs articles de différents
numéros sont regroupés ici .
Pour chacun, vous trouverez les références qui
vous permettront de retrouver l'article en question
dans la collection d'Études
Drômoises.
- Ernest
Chalamel (1846 - 1921), potier-félibre de Dieulefit
Par
M. Bonnefoy - N°4 de 1999 p.3 à 10
- À
Montoison, Frédéric Morin et Salomé forment
le verre
Par
J. Delatour - N°9 de 2002 p.28 à 33
- Georges
Mathieu Yassef, plasticien drômois
Par
J. Delatour - N°4 de 1997 p.25 à 29
- Regards
croisés sur Philippe Jaccottet
Par
A. Friche, P. Teissier et A.-S. Voge-Nublat - N°4 de 1999
p.41 à 43
- Léon
Barracand (1840 - 1919), arlequin des lettres
Par
A. Friche et S. Durand-Barracand - N°2 de 1999 p.40
et 41
- Pierre
Palué, artisan, artiste, pédagogue
Par
J. Delatour - N°1 de 2000 p.12 à 19
- Rencontre
avec le peintre Michel Rodde
Par
J. Delatour - N°1 de 1999 p.33 à 38
- Toros,
dinandier d'art Par
J. Delatour - N°2 de 1999 p.36 à 39
- Max
Monier de la Sizeranne, paysagiste drômois du XIXe siècle
Par
R. Bruel - N°4
de 1996 p.32 à 40
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Ernest
Chalamel (1846 - 1921), potier-félibre
de Dieulefit Voir
carte
Par
M. Bonnefoy
Potier dès l’âge de 12 ans, attiré
par la nature, il le fut aussi très tôt
par la littérature provençale. Tout
en restant potier, Ernest Chalamel est très
engagé dans la création littéraire
: son œuvre en prose et en poésie, en
français et surtout en dialecte local, est
considérable. Il fut membre de l’Escolo
dóufinalo dóu Felibrige (École
delphinale du Félibrige) fondée par
l’abbé Louis Moutier. L’article
contient des extraits de ses poèmes célébrant
l’amour du pays natal, la nature et la vie rustique,
le rêve et le merveilleux, l’amour, le
souvenir et l’amitié.
Ernest Chalamel participe aussi très activement
à la vie locale : organisation professionnelle
de la poterie ; mouvement mutualiste ; débuts
de l’aviation dans la Drôme. Dès
1922, Ernest Chalamel obtient une reconnaissance méritée
(grande fête à Dieulefit). En 1978, le
Collège de Dieulefit prend le nom d’Ernest
Chalamel. Ernest Chalamel se rattache à la
bonne vieille tradition culturelle dauphinoise.
L’article, enrichi de 7 illustrations, est complété
par une bibliographie, des remarques sur le dialecte
de Chalamel, le programme-souvenir du Congrès
Mutualiste de la Drôme (1809), un poème
de Chalamel récité par le maire de Dieulefit
en 1978 lorsque le Collège de Dieulefit prit
le nom d’Ernest Chalamel, un appel à
souscription en 1922 pour le recueil Ma Gleno contenant
les œuvres de Chalamel.
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À
Montoison, Frédéric Morin et Salomé
forment le verre
Par
J. Delatour
Voir
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Frédéric
Morin, descendant d'une famille de drapiers, puis de
verriers, après des études d'architecture
et un séjour en Jordanie qu'il met à profit
pour des recherches sur l'architecture musulmane et
la coudée des constructeurs omeyyades, a choisi
de se consacrer à la sculpture du verre.
Il s'est associé à Salomé, diplômée
des Beaux Arts de Paris qui a travaillé comme
décoratrice à l'Opéra de Paris
et à L'alliance française de New-York.
Ils appartiennent, disent-ils, " au tout petit
nombre du monde des poètes et à celui
des scientifiques qui bricolent la matière en
fusion. "
L'article décrit la méthode de travail
du verre utilisée par Frédéric
Morin et Salomé et rapporte leurs idées
sur la diffusion de l'art.
"La flamme éternelle" signé
Frédéric MORIN
(ekta Cédric Prat, 2000)
Sculptures de pâte-de-verre à cire perdue
E-2000-19 : h = 49 cm, 16 kg
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Georges
Mathieu Yassef, plasticien drômois
Par
J. Delatour Voir
carte
L'article
retrace la carrière de George Mathieu
Yassef à l'école nationale
des Beaux Arts de Nice, puis à l'Ecole
supérieure des Beaux arts de Paris.
Georges Mathieu Yassef a installé
son atelier à Bénivay en pleine
nature provençale (Baronnies). Il
enseigne par ailleurs les arts plastiques
dans deux collèges du département.
Parti d'une peinture figurative solidement
charpentée rappelant Rouault, Modigliani
et Picasso, il a très vite évolué
vers une peinture abstraite où les
couleurs jouent un rôle important.
Ne faut-il pas chercher "de l'éternel
azur la sereine ironie" ? (Mallarmé).
Parallèlement, il produit des sculptures
de terre émaillée, silhouettes
aux yeux ronds, aux faces lunaires avec
des grandes oreilles qui leur donnent une
allure farfelue et fantasque quand elles
apparaissent au milieu des herbes folles
du jardin.
George Mathieu Yassef expose régulièrement
en Suisse, à Fribourg, Genève,
Sion et Montreux.
L'article reproduit trois tableaux et neuf
sculptures récentes de George Mathieu
Yassef.
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Regards
croisés sur Philippe Jaccottet Voir
carte
Par
A. Friche, P. Teissier et A.-S. Voge-Nublat

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Philippe Jaccottet a trouvé à Grignan
depuis 1953, le calme et la qualité de vie
où « les instantanés de vie
presque banale lui inspirent une poésie vraie,
sans grandiloquence, proche de la chose vue... »
Philippe Jaccottet est défini comme «
un poète instantanéiste, un peintre
de l’éphémère, du fugitif,
de l’instant qui passe ».
Son œuvre révèle « un
art poétique dont la principale source d’inspiration
est la nature. Nature dans toute sa simplicité,
dans toute son opacité, devant laquelle le
poète ne cesse de s’interroger sans pour
autant trouver de réponse. Et pourtant il a
tout à apprendre d’elle... Philippe Jaccottet
s’ouvre sur ce monde qui devient poreux pour
son regard mais insaisissable pour sa plume... La
poésie de Jaccottet ne cherche pas à
savoir mais à questionner. Elle ne cherche
pas non plus à briller, mais à illuminer.
Et le poids de l’insaisissable se dit alors
avec souplesse et limpidité...
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Plus qu’une rencontre littéraire,
le lecteur vit une rencontre toute humaine, emplie
de sensibilité et de chaleur... »
Les paysages drômois ont inspiré plusieurs
œuvres de Jaccottet qui est aussi le traducteur
de plusieurs œuvres de langue allemande.
L’article contient un poème de Philippe
Jaccottet (La Semaison) et la couverture d'Eaux
prodigues, ouvrage édité par
La Sétérée (Jacques Clerc).
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Léon
Barracand (1840 - 1919)
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carte
arlequin des lettres
Par
A. Friche et S. Durand-Barracand
Natif de Romans, dont il fut maire de 1874
à 1876, il s’installe à Paris
jusqu’en 1914. Ses relations avec les milieux
littéraires orientent sa carrière d’écrivain
qu’il considère comme un métier.
Il écrit 36 ouvrages et suit le trajet littéraire
classique : d’abord la poésie, puis les
livres régionaux, le théâtre (échec
: une quinzaine de romans où reviennent fréquemment
les personnages, les lieux et les thèmes, ce
qui ne favorise pas le succès). « N’obtenant
pas, comme écrivain, la consécration,
Léon Barracand, de son vivant, a toutefois
acquis une petite reconnaissance par son activisme
dans le milieu littéraire. » Il s’investit
dans la revue « le Gratin Dauphinois ».
Il fut vice-président de la Société
des Gens de Lettres à Paris en 1910 et bibliothécaire
du Cercle Artistique de la rue Boissy d’Anglas
de 1906 à 1912.
<---
Assiette caricaturale réalisée en 1866
par L. Ageron
(Musée de Valence)
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Pierre
Palué, artisan, artiste, pédagogue
Par
J. Delatour
Voir carte
Pierre
Palué est né à Bordeaux d'un père
mécanicien et d'une mère couturière.
Rien ne semblait le prédestiner à la peinture.
Après un certificat d'études brillamment
décroché, il poursuivit ses études
à l'Ecole Primaire Supérieure jusqu'à
ce que son père découvre avec consternation
qu'il passait plus de temps à son passe-temps
préféré, la photographie qu'à
ses études et décide de le mettre en apprentissage
dans son atelier.
Lorsque la guerre éclate en 1939, Pierre Palué
se retrouve prisonnier avec 8000 autres dans un pré
à Chateaubriand, s'évade avec son copain
Henri Lemonon qui l'amène chez lui à St-.Donat
dans la Drôme.
A St Donat, Pierre Palué donne un coup de main
à la pharmacie Chancel et se met à peindre
avec le matériel prêté par le préparateur.
Il s'inscrit à l'école d'art de Valence,
rencontre André Lhote, installé avec d'autres
peintres à Mirmande.
En 1945, Pierre Palué expose au salon des Surindépendants,
puis à la galerie Colette Dubois à Paris,
où il a la joie de voir son tableau Les tomates,
exposé en vitrine. Installé au village
de Chavannes dans la Drôme, il mène de
front son travail de professeur à l'école
d'arts de Romans et sa carrière de peintre de
la Nouvelle Ecole de Paris, qui expose en France, en
Suède, à New York. Artiste reconnu, le
dictionnaire Bénézit parle ainsi de lui
: " Ses peintures sont caractérisées
par un large dépouillement des motifs cherchant
à abstraire la réalité visuelle
de ses contingences pour n'en garder que les formes
primaires. "P.Palué a peint quelques portraits,
mais surtout des paysages de la Drôme,de l'Ardèche
et des marines à Arcachon, St-Tropez et Venise.
Etudes Drômoises lui a consacré un article
et a publié un album d'art Marines de Palué.
1988 - Champs de colza - 54 X 73
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Rencontre
avec le peintre Michel Rodde
Par
J. Delatour
Voir
carte
Michel
Rodde habite Montségur-sur-Lauzon dans la Drôme
depuis 1968. Natif de la Grand'Combe, il compte parmi
ses ancêtres Carles et Horace Vernet. Après
un baccalauréat philo et des études de
droit à la faculté de droit de Paris,
il travaille au Ministère des Affaires étrangères
aux côtés du poète Saint-John-Perse.
Mobilisé en 1939, il combat à l'Ailette
et est fait prisonnier à Fismes.Evadé,
il refuse de travailler pour Vichy et préfère
démissionner. Ce n'est qu'en 1947 qu'il accroche
sa première toile aux cimaises du Salon d'automne.
Ses
thèmes familiers sont l'eau et la lavande dont
la couleur intense l'obsède : "la lumière
en Provence est une agression et la lavande, une vacherie".
Ses oeuvres décorent l'ex-paquebot France, la
poste de Dinard et le lycée agricole du Valentin
dans la Drôme.
Bibliographie : Les forces du métier. Galerie
la Présidence et Graph 2000, 1995
Grignan aux lavandes |
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Oiseau en laiton (Photo extraitedu livre
sur Toros. Deval. 1994 |
Toros,
dinandier d'art Voir
carte
Par
J. Delatour
Toros de son vrai nom Rast Khan est né
à Alep en Syrie, de parents arméniens.
Ses études se sont arrêtées à
11 ans et quand Toros a sollicité une bourse
pour aller suivre des cours d’art en URSS, celle-ci
lui a été refusée, son niveau
de connaissances étant jugé insuffisant.
En 1966 pourtant, il remporte un prix à un
concours international pour une statue de 7 mètres
dédiée à la libération
de la femme arabe.
Installé en France, à Romans, il reçoit
les conseils du peintre Amalvy, professeur au lycée
Amblard de Valence. Il travaille le bronze et surtout
le laiton – sans doute influencé par
son enfance auprès d’un père qui
fabriquait des ustensiles de cuisine dans le soukh
d’Alep.
Toros a exposé ses œuvres à la
galerie de Colette Dubois à Paris et vend régulièrement
ses œuvres à Drouot. On peut voir des
sculptures de lui à Valence (Monument aux Arméniens),
à Romans (Fierté), au golf d’Albon
(Le golfeur), à Draguignan (Victoire)... Il
a aussi réalisé des autels d’église.
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