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La Drôme et ses artistes

Différents auteurs

 
Éd. AUED, Études Drômoises, revue trimestrielle, articles regroupés ici.                     
 

Sur le thème des artistes ayant vécu ou vivant dans la Drôme, plusieurs articles de différents numéros sont regroupés ici .
Pour chacun, vous trouverez les références qui vous permettront de retrouver l'article en question
dans la collection d
'Études Drômoises.

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Ernest Chalamel (1846 - 1921), potier-félibre
de Dieulefit 
                                                      
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Par M. Bonnefoy

 

 

 


Potier dès l’âge de 12 ans, attiré par la nature, il le fut aussi très tôt par la littérature provençale. Tout en restant potier, Ernest Chalamel est très engagé dans la création littéraire : son œuvre en prose et en poésie, en français et surtout en dialecte local, est considérable. Il fut membre de l’Escolo dóufinalo dóu Felibrige (École delphinale du Félibrige) fondée par l’abbé Louis Moutier. L’article contient des extraits de ses poèmes célébrant l’amour du pays natal, la nature et la vie rustique, le rêve et le merveilleux, l’amour, le souvenir et l’amitié.
Ernest Chalamel participe aussi très activement à la vie locale : organisation professionnelle de la poterie ; mouvement mutualiste ; débuts de l’aviation dans la Drôme. Dès 1922, Ernest Chalamel obtient une reconnaissance méritée (grande fête à Dieulefit). En 1978, le Collège de Dieulefit prend le nom d’Ernest Chalamel. Ernest Chalamel se rattache à la bonne vieille tradition culturelle dauphinoise.
L’article, enrichi de 7 illustrations, est complété par une bibliographie, des remarques sur le dialecte de Chalamel, le programme-souvenir du Congrès Mutualiste de la Drôme (1809), un poème de Chalamel récité par le maire de Dieulefit en 1978 lorsque le Collège de Dieulefit prit le nom d’Ernest Chalamel, un appel à souscription en 1922 pour le recueil Ma Gleno contenant les œuvres de Chalamel.

 

 

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À Montoison, Frédéric Morin et Salomé forment le verre
Par J. Delatour                                                                Voir carte

Frédéric Morin, descendant d'une famille de drapiers, puis de verriers, après des études d'architecture et un séjour en Jordanie qu'il met à profit pour des recherches sur l'architecture musulmane et la coudée des constructeurs omeyyades, a choisi de se consacrer à la sculpture du verre.
Il s'est associé à Salomé, diplômée des Beaux Arts de Paris qui a travaillé comme décoratrice à l'Opéra de Paris et à L'alliance française de New-York.
Ils appartiennent, disent-ils, " au tout petit nombre du monde des poètes et à celui des scientifiques qui bricolent la matière en fusion. "
L'article décrit la méthode de travail du verre utilisée par Frédéric Morin et Salomé et rapporte leurs idées sur la diffusion de l'art.

 

 

 

 

 

 

"La flamme éternelle" signé Frédéric MORIN
(ekta Cédric Prat, 2000)
Sculptures de pâte-de-verre à cire perdue
E-2000-19 : h = 49 cm, 16 kg

 

 

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Georges Mathieu Yassef, plasticien drômois     
Par J. Delatour                                                   Voir carte

L'article retrace la carrière de George Mathieu Yassef à l'école nationale des Beaux Arts de Nice, puis à l'Ecole supérieure des Beaux arts de Paris. Georges Mathieu Yassef a installé son atelier à Bénivay en pleine nature provençale (Baronnies). Il enseigne par ailleurs les arts plastiques dans deux collèges du département.
Parti d'une peinture figurative solidement charpentée rappelant Rouault, Modigliani et Picasso, il a très vite évolué vers une peinture abstraite où les couleurs jouent un rôle important. Ne faut-il pas chercher "de l'éternel azur la sereine ironie" ? (Mallarmé). Parallèlement, il produit des sculptures de terre émaillée, silhouettes aux yeux ronds, aux faces lunaires avec des grandes oreilles qui leur donnent une allure farfelue et fantasque quand elles apparaissent au milieu des herbes folles du jardin.
George Mathieu Yassef expose régulièrement en Suisse, à Fribourg, Genève, Sion et Montreux.
L'article reproduit trois tableaux et neuf sculptures récentes de George Mathieu Yassef.

 

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Regards croisés sur Philippe Jaccottet                      Voir carte                                 
Par A. Friche, P. Teissier et A.-S. Voge-Nublat

 

 





Philippe Jaccottet a trouvé à Grignan depuis 1953, le calme et la qualité de vie où « les instantanés de vie presque banale lui inspirent une poésie vraie, sans grandiloquence, proche de la chose vue... »
Philippe Jaccottet est défini comme « un poète instantanéiste, un peintre de l’éphémère, du fugitif, de l’instant qui passe ».
Son œuvre révèle « un art poétique dont la principale source d’inspiration est la nature. Nature dans toute sa simplicité, dans toute son opacité, devant laquelle le poète ne cesse de s’interroger sans pour autant trouver de réponse. Et pourtant il a tout à apprendre d’elle... Philippe Jaccottet s’ouvre sur ce monde qui devient poreux pour son regard mais insaisissable pour sa plume... La poésie de Jaccottet ne cherche pas à savoir mais à questionner. Elle ne cherche pas non plus à briller, mais à illuminer. Et le poids de l’insaisissable se dit alors avec souplesse et limpidité...
 

Plus qu’une rencontre littéraire, le lecteur vit une rencontre toute humaine, emplie de sensibilité et de chaleur... »
Les paysages drômois ont inspiré plusieurs œuvres de Jaccottet qui est aussi le traducteur de plusieurs œuvres de langue allemande.
L’article contient un poème de Philippe Jaccottet (La Semaison) et la couverture d'Eaux prodigues, ouvrage édité par La Sétérée (Jacques Clerc).


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Léon Barracand (1840 - 1919)     Voir carte
arlequin des lettres
 
Par A. Friche et S. Durand-Barracand


Natif de Romans, dont il fut maire de 1874 à 1876, il s’installe à Paris jusqu’en 1914. Ses relations avec les milieux littéraires orientent sa carrière d’écrivain qu’il considère comme un métier. Il écrit 36 ouvrages et suit le trajet littéraire classique : d’abord la poésie, puis les livres régionaux, le théâtre (échec : une quinzaine de romans où reviennent fréquemment les personnages, les lieux et les thèmes, ce qui ne favorise pas le succès). « N’obtenant pas, comme écrivain, la consécration, Léon Barracand, de son vivant, a toutefois acquis une petite reconnaissance par son activisme dans le milieu littéraire. » Il s’investit dans la revue « le Gratin Dauphinois ». Il fut vice-président de la Société des Gens de Lettres à Paris en 1910 et bibliothécaire du Cercle Artistique de la rue Boissy d’Anglas de 1906 à 1912.

 

 

 

<---  Assiette caricaturale réalisée en 1866 par L. Ageron (Musée de Valence)

 

 

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Pierre Palué, artisan, artiste, pédagogue 
Par J. Delatour                           Voir carte

 

 

 

 

Pierre Palué est né à Bordeaux d'un père mécanicien et d'une mère couturière. Rien ne semblait le prédestiner à la peinture. Après un certificat d'études brillamment décroché, il poursuivit ses études à l'Ecole Primaire Supérieure jusqu'à ce que son père découvre avec consternation qu'il passait plus de temps à son passe-temps préféré, la photographie qu'à ses études et décide de le mettre en apprentissage dans son atelier.
Lorsque la guerre éclate en 1939, Pierre Palué se retrouve prisonnier avec 8000 autres dans un pré à Chateaubriand, s'évade avec son copain Henri Lemonon qui l'amène chez lui à St-.Donat dans la Drôme.
A St Donat, Pierre Palué donne un coup de main à la pharmacie Chancel et se met à peindre avec le matériel prêté par le préparateur. Il s'inscrit à l'école d'art de Valence, rencontre André Lhote, installé avec d'autres peintres à Mirmande.
En 1945, Pierre Palué expose au salon des Surindépendants, puis à la galerie Colette Dubois à Paris, où il a la joie de voir son tableau Les tomates, exposé en vitrine. Installé au village de Chavannes dans la Drôme, il mène de front son travail de professeur à l'école d'arts de Romans et sa carrière de peintre de la Nouvelle Ecole de Paris, qui expose en France, en Suède, à New York. Artiste reconnu, le dictionnaire Bénézit parle ainsi de lui : " Ses peintures sont caractérisées par un large dépouillement des motifs cherchant à abstraire la réalité visuelle de ses contingences pour n'en garder que les formes primaires. "P.Palué a peint quelques portraits, mais surtout des paysages de la Drôme,de l'Ardèche et des marines à Arcachon, St-Tropez et Venise. Etudes Drômoises lui a consacré un article et a publié un album d'art Marines de Palué.

 

 

 

 

1988 - Champs de colza - 54 X 73


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Rencontre avec le peintre Michel Rodde
Par J. Delatour                       Voir carte

Michel Rodde habite Montségur-sur-Lauzon dans la Drôme depuis 1968. Natif de la Grand'Combe, il compte parmi ses ancêtres Carles et Horace Vernet. Après un baccalauréat philo et des études de droit à la faculté de droit de Paris, il travaille au Ministère des Affaires étrangères aux côtés du poète Saint-John-Perse.
Mobilisé en 1939, il combat à l'Ailette et est fait prisonnier à Fismes.Evadé, il refuse de travailler pour Vichy et préfère démissionner. Ce n'est qu'en 1947 qu'il accroche sa première toile aux cimaises du Salon d'automne.

Ses thèmes familiers sont l'eau et la lavande dont la couleur intense l'obsède : "la lumière en Provence est une agression et la lavande, une vacherie". Ses oeuvres décorent l'ex-paquebot France, la poste de Dinard et le lycée agricole du Valentin dans la Drôme.
Bibliographie : Les forces du métier. Galerie la Présidence et Graph 2000, 1995

 

Grignan aux lavandes

 

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Oiseau en laiton (Photo extraitedu livre sur Toros. Deval. 1994

Toros, dinandier d'art                Voir carte
Par J. Delatour

Toros de son vrai nom Rast Khan est né à Alep en Syrie, de parents arméniens. Ses études se sont arrêtées à 11 ans et quand Toros a sollicité une bourse pour aller suivre des cours d’art en URSS, celle-ci lui a été refusée, son niveau de connaissances étant jugé insuffisant. En 1966 pourtant, il remporte un prix à un concours international pour une statue de 7 mètres dédiée à la libération de la femme arabe.
Installé en France, à Romans, il reçoit les conseils du peintre Amalvy, professeur au lycée Amblard de Valence. Il travaille le bronze et surtout le laiton – sans doute influencé par son enfance auprès d’un père qui fabriquait des ustensiles de cuisine dans le soukh d’Alep.
Toros a exposé ses œuvres à la galerie de Colette Dubois à Paris et vend régulièrement ses œuvres à Drouot. On peut voir des sculptures de lui à Valence (Monument aux Arméniens), à Romans (Fierté), au golf d’Albon (Le golfeur), à Draguignan (Victoire)... Il a aussi réalisé des autels d’église.

 

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