Vous êtes ici : ---> Accueil ---> Contenu de la revue ---> Résumés d'articles ---> Réfugiés espagnols en terre drômoise  
   
 

Réfugiés espagnols en terre drômoise

Par Régine Catot-Courrier

Ed. AUED, Valence, Études drômoises, revue trimestrielle,
n°68 de décembre 2016 pp. 15 à 19

Résumé d'après l'article

 
 

La retirada, février 1939
 

 

 

La République espagnole, née en 1931, connaît de grands mouvements sociaux, de grandes revendications régionales et surtout des conspirations permanentes. La Guerre civile éclate durant l’été 1936.
Le camp républicain est défait en 1939 et pour échapper à leurs bourreaux, les vaincus sont contraints à l’exode pour chercher refuge ailleurs.
Entre le 27 janvier et le 12 février 1939, près de 500 000 Espagnols déferlent sur la France pour y trouver refuge.

Les républicains espagnols arrivent sur une terre d’asile qui, à partir d’avril 1938, s’est progressivement refermée sur elle-même.
Née de la crise économique, la xénophobie s’amplifie depuis le début de l’année 1930.

 
 

« Indésirable », est une épithète de plus en plus utilisée pour désigner un étranger.
Sur le  territoire français, la surveillance des « indésirables » est active.
La France les accueille  difficilement. Ils sont trop nombreux. Les hommes sont immédiatement internés dans des camps : Argelès, Rivesaltes, Saint-Cyprien, Gurs, Le Barcarès. Les soldats républicains sont  désarmés.
Dans ces camps rien n’est organisé, ni hébergement, ni sanitaires, pas d’abri. À eux de s’organiser et de bâtir les  baraquements.
Dans la Drôme sont créés trois grands centres d’hébergements : Montélimar, Loriol et le Groupement de Travailleurs Étrangers de Crest (GTE).

En 1939, le Diois, le Royans et le Vercors sont mis à contribution. Les lieux d’hébergement sont très divers, adaptés ou non.

Il leur faut donc s’intégrer.
Ces hommes et femmes doivent se fondre dans la société française où ils ont trouvé refuge, d’abord en apprenant rapidement et correctement la langue française,  puis en travaillant et en vivant normalement parmi les Français, même sous surveillance.

 

Laisser-passer de Josefa Catot-Sallas en 1939
 
 

Maria et François Catot à Die devant leur salon de coiffure
en 1954
 

Quand la France déclare la guerre à l’Allemagne en septembre 1939, de très nombreux  réfugiés républicains s’engagent.
Ils s’engagent aussi dans les unités étrangères de l’armée française, et participent, pour nombre d’entre eux, à la Résistance.
Ils sont des combattants expérimentés et fort utiles.

Stabilisation géographique, insertion professionnelle et sociale poussent les immigrés à s’installer durablement en France.
Le processus d’intégration est en marche et il se fait naturellement par le biais du travail et de l’école.
Plus tard, certains d’entre eux demandent et obtiennent la nationalité française. Surtout après 1979, date à laquelle le statut de réfugié politique est supprimé.