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Le "Picodon", tramway à vapeur Montélimar-Dieulefit (1893-1934)

Par Charles Gardelle

Ed. AUED, Valence, Études drômoises, revue trimestrielle,
n° 2-3 de septembre 1992 pp. 27 à 35

Résumé d'après l'article

 
 

Chemin de fer de Montélimar à Dieulefit
 

Le centre industriel de Dieulefit souhaite une liaison avec la voie ferrée qui vient d’arriver à Montélimar en 1854. Malgré le soutien de la municipalité, plusieurs projets lancés depuis 1866 échouent. Les travaux sont lancés en 1892 : une voie, 15 arrêts (dont parfois de simples abris ou haltes, et seulement 7 gares). Une carte est jointe à l’article.

 
                                                                  

La vitesse autorisée est de 25 km / h et 6 km / h dans la traversée des agglomérations. Avec les nombreux arrêts, la vitesse commerciale est limitée en fait à 17 km / h ; les jours de foire et les dimanches, une voiture publique à cheval continue de relier Montélimar et la Bégude-de-Mazenc. La voie est inaugurée par Émile Loubet en 1893. Au début, 2 trams réguliers par jour dans chaque sens ; en 1894 on ajoute un troisième tram. On organise souvent des trams spéciaux pour les fêtes ; à partir de l’hiver 1903, on rajoute un quatrième tram pour transporter le courrier et quelques voyageurs…
Le tram, trop lent, était souvent en retard ; les déraillements étaient fréquents ; on mettait au moins 1 h 30 entre Montélimar et Dieulefit !

            
La gare de Poët-Laval, dans la campagne
    
 
Le trafic était peu important : une vingtaine de voyageurs par convoi ( en 1900, la gare de la Bégude-de-Mazenc délivre 17 billets par jour, soit 3 par tram !) On charge argiles, pierres, blé, bois, poteries, betterave à sucre de la Valdaine ; on décharge charbon, laine, sel et sucre.
L’exploitation est déficitaire à cause des dépenses de personnel (26 personnes sans compter le personnel entretenant la voie).
La première guerre mondiale bouleverse la gestion financière. Dès la fin de la guerre, le trafic du tram n’est plus rentable avec la progression de la circulation routière. Dès 1934 le trafic cesse et la route s’élargit aux dépens de la voie qui la longeait ! ! !

L’article est complété par le témoignage d’un usager, par 4 photos et une carte.