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Louis Monier, le plus drômois

des photographes parisiens

Par Alain Balsan

 
Ed. AUED, Valence, Études drômoises, revue trimestrielle,
n°52 de décembre 2012 pp. 28 à 32

Résumé d'après l'article

 
 

Louis Monier (à droite) et Alain Balsan
 

 

De solides racines drômoises, une enfance valentinoise.

On peut être né dans la Drôme, par hasard ou par accident, sans être véritablement drômois.
Non seulement Louis Monier est né à Montélimar, en 1943, mais il ne compte plus les ancêtres fortement enracinés dans notre département, un arrière-grand père paternel notaire à Luc-en-Diois, un autre agriculteur aux Pilles, sa mère née comme lui à Montélimar.

Pensionnaire au lycée Emile Loubet à Valence, Louis s’intéresse très vite au Club Unesco, y prend des responsabilités, organisant et participant à des voyages en Europe.
Pour ses loisirs, le père de Louis pratiquait la photographie en amateur et, tout jeune encore, Louis lui empruntait son vieil Agfa à soufflet avant de se voir offrir un Pentax. Tous deux goûtaient ensemble au plaisir de voir l’image apparaître dans le bain révélateur.

 
         
 

 

 

Alors qu’il étudie à l’école supérieure de journalisme de Paris, il croise par hasard la route de Romain Gary et sans hésiter lui déclare qu’il estjournaliste et désire faire un reportage pour son journal !
Avec le même aplomb, il propose le tout aux Nouvelles Littéraires. La photo et le texte plaisent. L’hebdomadaire vient de se séparer d’avec son photographe attitré, Gisèle Freund, et propose la fonction à Louis Monier.

Pour ce dernier, il n’y a pas de hasard, ou, tout au moins, on doit être prêt à le saisir.
Cette rencontre avec Romain Gary allait en tous cas marquer toute la carrière de Louis Monier, le photographe des écrivains…
Louis Monier n’a pas toujours rencontré les écrivains chez eux, bien sûr, et il faut compter avec les salons, conférences, signatures et autres manifestations littéraires où il peut croiser une dizaine d’auteurs voire davantage.

 

Romain Gary
 
         
 

Jacqueline de Romilly
 

Il se rendait aussi sur le plateau de l’émission littéraire Apostrophe, de Bernard Pivot, durant toute sa durée, et photographiait les cinq invités.

Sa recette ? Sa curiosité de l’autre est le moteur même de sa technique professionnelle.
Il bavarde avec la personne dont il doit saisir la meilleure image, celle qui révélera en un seul cliché le regard et, à travers lui, le tempérament tout entier.Techniquement, il a opté pour l’argentique et pour le noir et blanc pour des raisons à la fois sentimentales et rationelles et assume complètement ces choix.

Terminons comme nous avons commencé, avec l’évocation des liens entre Louis Monier et la Drôme.
Le photographe conserve des amitiés têtues avec plusieurs drômois : les frères Boncompain, Pierre, le peintre, et Jacques, le spécialiste des droits d’auteur, Jean-Claude Lamy, le journaliste de France-Soir et du Figaro, Gilles Costaz, le critique théâtral et cinématographique, René Quinson qui a créé et dirigé l’agence Continental Presse.