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Louis-François d'Arbalestier, mes campagnes

Par Claude Magnan

 
Ed. A.U.E.D Valence, Études Drômoises, revue trimestrielle, numéro N°29 de mars 2007 pages 3 à 19
 
 

Louis d'Arbalestier en 1815,
en uniforme de capitaine commandant aux grenadiers à cheval

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ENCORE l’EMPIRE !

 

          Après les Mémoires de Florent Guibert, fantassin de base, parus dans le n° 3 de 1999 d’Études drômoises, voici les carnets de Louis d’Arbalestier, noble et officier drômois.

          Ce document inédit, qui faillit bien disparaître, a été confié à Études drômoises par le comte de Bretteville, descendant de notre personnage, et décédé récemment.
           Les premières années de la vie du jeune Louis-François sont marquées par la Révolution : deux mois avant sa naissance, son père avait été tué dans une émeute, puis sa mère s’enfuit en Savoie, le laissant à la responsabilité de parents, et les biens de famille échappent de peu à la saisie.

 

    En 1807 il entre, avec des protections - c’était l’usage alors - dans le corps huppé des Vélites, puis est nommé sous-lieutenant 2 ans plus tard, dans le prestigieux 2ème Carabiniers.
   Il suit dès lors son unité, de garnison en garnison, de bataille en bataille. Il assiste en 1809 à Wagram, puis est blessé d’un coup de sabre en travers du visage à la Moskowa (septembre 1812). Il ne sauve sa vie dans la désastreuse retraite de Russie que pour participer à la campagne de Saxe en 1813, où Napoléon lui accorde la Légion d’honneur.
   Fait prisonnier à Leipzig, il ne rentrera en France qu’après la restauration des Bourbons. Ses états de service et son origine noble lui assurent une place d’officier dans la Garde royale jusqu’en 1817, où il peut enfin s’occuper de son mariage.


La campagne de Russie de d'Arbalestier   (Carte Claude Magnan)

 

 

     Ces carnets, écrits vraisemblablement dans l’âge mûr, nous plongent dans la vie tumultueuse des soldats de Napoléon. La vie de Louis d’Arbalestier, certes plus facile que celle des fantassins, est pourtant pleine d’imprévus et de dangers, et s’imbrique parfaitement dans les événements de la seconde partie de l’Empire.
      Un appareil de notes important a été nécessaire pour éclairer certains termes ou expressions, redresser les noms de lieux fort malmenés par notre homme, apporter des compléments biographiques.
      Une iconographie abondante restitue les portraits de nombreux protagonistes, les cartes des campagnes, les diverses tenues portées par notre cavalier au cours de sa carrière militaire.

                                                                                                                                                                                   (Notes et illustrations : documentation Claude Magnan).

      Puisse la lecture de cet article susciter l’apparition d’autres documents concernant les Drômois de cette époque : lettres, carnets, Mémoires…