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Lafuma à Anneyron

Par Claude et Michel Seyve

Ed. AUED, Valence, Études drômoises, revue trimestrielle,
n°61 de mars 2015 pp. 32 à 37

Résumé d'après l'article

 
 

Les frères Lafuma se lancent dans la fabrication des sacs 1930
 

 

 

 

 

 

À Anneyron, « chez Lafuma », le magasin d’entreprise, de même que la braderie annuelle, ne sont plus à présenter...

 

« Victor, Alfred et Gabriel Lafuma travaillaient, ainsi que leur père, dans les années 1920, aux  tanneries d’Anneyron » commente Maurice Lafuma, évoquant le passé.

En 1928, Victor, l’aîné des frères, crée sa propre entreprise au centre du village, place Rambaud.

 

En 1930, les trois frères s’associent et fondent la Société LAFUMA  Frères  SARL.

Il s’agit de produire des objets d’utilisation courante, des musettes (sacs pendus à l’épaule, destinés à porter  le repas froid ou des vêtements), des tabliers de cuisine, des sacs à provision de forme  rectangulaire et munis de deux brides en cuir pour être portés à la main.

 
 

 

 

 

 

 

 

 

1936 marque l’adaptation industrielle de l’armature métallique au sac à dos.

Cela entraine la collaboration avec l’usine Rodet, spécialisée dans la torsion des tubes et les soudures pour l’armature des sacs à dos.

 

L’usine Lafuma proprement dite compte alors 80 employés ; sa production quotidienne s’élève à 1200 sacs dont 200 avec armature.

Ce sac structuré, muni de compartiments de différents niveaux, l’ensemble pouvant être réglé selon la singularité du corps de chacun, permettant en particulier d’appuyer la charge judicieusement en fonction du squelette et de la musculature.


Le développement des loisirs dû aux congés payés de 1936, la demande de l’armée, de la gendarmerie vont « doper » les commandes.

Mais également le scoutisme et les mouvements d’éclaireurs, la randonnée, le sport et le voyage gagnent peu à peu du terrain et créent un appel d’air pour Lafuma SA.

 

 

Gaston Rebuffat, guide de Chamonix, teste les nouveaux modèles
 
 

1940 : Lafuma équipe l'armée française
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

À la sortie de la guerre, la relance du camping aidant, il faut reprendre son souffle et anticiper la demande  : « la société s’installe dans une nouvelle usine de 3000 m2 , située à l’emplacement  actuel ».

 

1955. C’est en effet « le début de la fabrication du mobilier de camping coïncidant avec le développement du camping motorisé grâce à la voiture et aux possibilités qu’elle offre pour le transport de matériel de camping plus lourd.

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Millet, à Annecy, qui s’était lancé dans le sac de haute montagne, a été absorbé par Lafuma.

 

La panoplie ne cesse de se diversifier.

Citons pêle-mêle : couvertures et duvets, porte-billets, cordes de montagne, poussettes, relax, fauteuils pliants, tables à pieds réglables, coupe-vent,  polaires, chemises d’été et d’hiver très variées, écharpes, chaussettes et chaussures adaptées à la promenade, à la randonnée ou à l’escalade – et selon les goûts de chacun, cannes de marche, piolet.

 

Cependant, la crise de 2013 pourrait remettre en cause définitivement le creuset Lafuma.

 

Quoi qu’il en soit, l’entreprise a perdu son caractère familial, bien que Philippe Joffard ait  maintenu une attache apparente, la famille ne disposait en effet plus que de 15% des parts il y a peu...

 

Main d'œuvre féminine à l'usine de Saint-Rambert d'Albon (1961)