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Le Journal du Diois

Par Gaston Fugier

Ed. AUED, Valence, Études drômoises, revue trimestrielle,
n°31 d'octobre 2007 pages 22 à 27

Résumé d'après l'article

 
 

Une mauvaise passe ?
 

 

 

Le "Journal du Diois" 

 

 

Le "Journal du Diois", (autrefois "de Die") un journal d'arrondissement dérivé d'une feuille d'affiches de 1830 environ a tout temps un financement tributaire des Annonces judiciaires légales. Il appartient à la famille Chevalier. Son apolitisme, d'abord littéraire et scientifique, procèdera ensuite de l'ouverture à une majorité de tendances dans un cadre local. Il s'interrompt de juin 1853 à septembre 1858 : le Second Empire favorise la décentralisation mais accorde le monopole des AJL à un journal départemental unique. La dynamique locale est la plus forte : le journal redémarre, se démocratise et gagne le soutien de deux sous-préfets et d'un préfet. Ses centres d'intérêt seront longtemps la Vie parisienne et la vie locale.

 

 

 

 

Une deuxième période de crise commence avec l'Armistice de 1940. Un quart des articles est imposé d'en haut par la situation politique. Le reste est d'intérêt local : vie quotidienne, évasion, et surtout sport. L'imprimeur-gérant A. Cayol et son personnel ont aidé la résistance et pourtant, le titre s'éclipse en juillet 1944 (la République brièvement rétablie à Die) et il est épuré en octobre. A ces deux époques les communistes cèdent la place à la Résistance unie. Le "Courrier du Diois" est issu en 1944 du Comité départemental de Libération avec pour directeur politique René Courtin. Il reste partagé entre nouvelles de l'extérieur et nouvelles locales.

 

Samedi 1er novembre 1947
 

L'imprimerie actuelle
 
Après l'échec du Tripartisme il cède la place en 1947 au "Journal du Diois". Il retrouve le même imprimeur gérant et redevient essentiellement local, partiellement alimenté par des correspondants bénévoles. Il sert de lien apprécié aux nombreuses associations et aux structures privées et publiques d'une zone restreinte aux six cantons environnants.