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Valence, capitale d'Hubert Robert

par Jacques Delatour

Ed. AUED, Valence, Études drômoises, revue trimestrielle,
n°67 d' octobre 2016 pp. 36 à 39

Résumé d'après l'article

 
 

Portrait d'Hubert Robert en 1780
 

 

 

Hubert Robert est né à Paris en 1733.

Étudiant au collège de Navarre, l’abbé Batteux repère ses talents de dessinateur, si bien qu’on l’accepte dans l’atelier du sculpteur au nom prédestiné Michel-Ange Slodtz.
Surtout, il bénéficie du patronage du comte de Stainville, futur duc de Choiseul.
Il suit ce dernier à Rome et y poursuit ses études de peinture durant une dizaine d’années.
Il  obtient une place de pensionnaire à l’Académie de France à Rome, profite des conseils de Piranèse et se lie d’amitié avec Fragonard.

Les ruines sont si nombreuses à Rome qu’Hubert Robert, pourtant prolixe, ne manque pas de sujets d’inspiration. De plus, il a l’occasion de visiter les temples de Paestum, non loin de Naples, et s’en délecte.

 
 

 

 

De retour à Paris en 1765, la présentation de son œuvre Le Port de Ripetta à Rome lui vaut d’être reçu à l’Académie royale de peinture.
La noblesse lui achète ses tableaux, dont les sujets de ruines et de paysages à l’anglaise sont à la mode.

Son entrée à la Franc-maçonnerie à la Loge de la Société Olympique, dont le grand Maître est le duc d’Orléans, lui ouvre d’autres portes.
Parmi ses nouvelles connaissances celle du comte Alexander Stroganov, franc-maçon lui aussi, est particulièrement précieuse. Stroganov appartient à une riche famille de saliniers russes, protecteurs des arts.
Il admire Hubert Robert et réserve à ses œuvres une salle entière de son palais. Stroganov ouvre tout grand à Hubert  Robert la porte des mécènes russes qui plus tard feront du musée de l’Hermitage à Saint-Pétersbourg, avec les musées du Louvre et de Valence, un des grands musées des œuvres d’Hubert Robert.

 

L'embarcadère, toile récemment acquise par le musée de Valence
 
 

Le cabinet de Mme Geoffrin  (Pierre noire et sanguine)
 

Tout bascule en 1793 ; à trop fréquenter la noblesse et les cercles à la mode parisiens, Hubert  Robert est devenu suspect.
Il est incarcéré d’abord à Sainte-Pélagie puis à Saint-Lazare.
La chute de Robespierre le délivre et il retrouve son poste de conservateur au Museum, où il rencontre le peintre Julien Victor Veyrenc, qui deviendra son ami et collectionnera ses œuvres.


Il meurt en 1808, victime d’une apoplexie et est enterré au cimetière d’Auteuil où il repose toujours.


Julien Victor Veyrenc, drômois de Marsanne, fera don au musée des Beaux arts de Valence de 97 dessins à la sanguine et à la pierre noire.