Vous êtes ici : ---> Accueil ---> Contenu de la revue ---> Résumés d'articles --->Quand Georges Bayard réinventait la littérature jeunesse 
   
 

Quand Georges Bayard réinventait
la littérature jeunesse

Par Bernard Foray-Roux

Ed. AUED, Valence, Études drômoises, revue trimestrielle,
n°24 de décembre 2005 pp. 3 à7

Résumé d'après l'article

 
 

Georges Bayard
 

C’est le 20 mars 1918, dans une Somme encore déchirée par les ultimes violences de la Première Guerre mondiale, que le petit Bayard voit le jour.
Une enfance heureuse et sportive (c’est un excellent basketteur et un nageur de haut niveau) l’amène tout naturellement au métier d’instituteur.
La seconde guerre mondiale l’empêche de rejoindre sa première affectation.
Mobilisé en 1939, il est blessé et entre dans la Résistance, avant de réintégrer « l’active » en 1944 avec le grade de capitaine.
Il peut alors, enfin, se consacrer à son métier et se retrouve en poste à Antony, dans la banlieue parisienne, où il terminera sa carrière, devenant, au fil des ans, Professeur de l’Enseignement Général et des Collèges.

 

Maîtrisant parfaitement les langues étrangères et particulièrement l’anglais, on le sollicite pour traduire les aventures d’un héro récurrent, Simon Black.
Il découvre ainsi de l’intérieur la littérature jeunesse et les « séries ».
Sa production commence par des feuilletons qui sortiront dans les plus célèbres journaux pour enfants de l’époque : Benjamin, en 1954 et ensuite le Journal de Mickey, le Journal de Tintin, Âmes Vaillantes…
Son premier roman, Les Pionniers du déluge sort à cette époque, précédant la naissance du héros Michel.
Une constante dans son œuvre : Georges Bayard part toujours de faits réels et porte un soin intransigeant à sa documentation car « les jeunes n’aiment pas qu’on leur raconte des histoires totalement inventées, hors du réel. »

 

Georges Bayard, musicien
 

Michel
 

Mais cet ancrage dans la réalité n’empêche pas son immense imagination de vagabonder librement, voire de flirter avec la science-fiction, d’où le surnom de « Jules Verne drômois » attribué par certains journalistes.
De 1958 à 1985, ce sont 40 Michel qui voient le jour, pour la plus grande satisfaction de l’éditeur Hachette et de la Bibliothèque Verte.
Le personnage féminin de Cécile, inspiré par sa propre petite fille, naît en 1982 pour 8 épisodes.
15 millions de titres furent ainsi traduits en plusieurs langues, avant que les aléas commerciaux avec Hachette ne l’amènent à aborder d’autres sujets d’écriture.
Georges Bayard revendiquait haut et fort son statut d’écrivain pour la jeunesse et manifestait le plus grand respect pour son lectorat. Rarement un auteur jeunesse aura été aussi proche de ses lecteurs, lui qui disait un jour de 1992 : « Quand je ne serai plus un enfant, je serai mort ! »

 

Georges Bayard et la Drôme :
            •  Michel et le rapport secret  (À Saoû)
            •  Michel et la preuve par sept  (À Soyans, rebaptisé Sanoys)
            •  Michel et les castors du Rhône  (À Saulce, rebaptisé Saluce)